Une des priorités de la politique départementale devrait être le soutien à notre agriculture. Nos agriculteurs exercent leur profession dans des conditions difficiles, nous le savons tous. Ils ne luttent pas à armes égales avec l’agriculture de plaine. Or le maintien de l’agriculture de montagne est absolument nécessaire.
D’abord pour maintenir une production de qualité. Ensuite parce que l’agriculture vient en complément indispensable du tourisme, qui constitue 70% des richesses de notre département. Que deviendrait le tourisme dans un territoire en friche ?
Et pourtant, depuis 2008, les aides à l’agriculture ont régulièrement baissé (sauf pendant l’année électorale de 2010). Elles en sont aujourd’hui à -22% !
Quant au budget 2012, il multiplie les suppressions des procédures de soutien : suppression de l’aide à l’installation des jeunes agriculteurs (3 000€) ; suppression de l’aide à la modernisation des bâtiments d’élevage (7,5%) ; suppression de l’aide à la décohabitation qui pouvait atteindre 20% ; suppression de l’ADADAIA, structure émanant du Conseil général qui soutenait l’irrigation et qui représentait bon an mal an environ 100 000€ annuels.
Trop c’est trop ! Quand l’équipe Dusserre, contrainte par ses propres erreurs de gestion, est condamnée à une cure d’austérité, il s’agit d’une austérité orientée, qui pénalise fortement l’agriculture de montagne. La majorité a beau claironner que l’agriculture reste une priorité, les agriculteurs des Hautes-Alpes auront du mal à le croire : les chiffres sont accablants.
Bernard ALLARD LATOUR
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